C’est petite fille qu’Elodie Denis découvre ÇA, le roman horrifique de Stephen King. Elle y découvre que Lewis Carroll peut être marié à Mark Twain, que Charles Dickens peut finir les phrases d’Edgar Allan Poe ou H.P. Lovecraft et vice versa, que William Blake peut être mis en chansons par les Rolling Stones, Bruce Springsteen ou Eddie Cochran. Auditrice de rock’n’roll, férue de cinématographe, rat de bibliothèque, Elodie Denis se lance trente ans plus tard dans cet hommage introspectif à Stephen King, sorte d’enquête publique sur les conséquences du fantastique dans la psyché contemporaine. Pacôme Thiellement écrivait il y a vingt ans que la psychanalyse était « une des branches les plus copieuses de la littérature fantastique », et Elodie Denis dresse et emprunte ce pont-là pour nous inciter à comprendre les enjeux de la lecture, pour la gamine, l’adolescente, puis la femme écrivante qu’elle est devenue. Et nous ? Qu’adviendra-t-il de nous après notre lecture de ÇA ?