Traitement en cours...
Fermer la notification

Toutes nos lignes téléphoniques...

sont actuellement en dérangement du fait de l'opérateur (SFR), qui nous dit mettre tout en œuvre pour rétablir la situation dans les plus brefs délais mais jusqu'ici n'a pas réussi à le faire.
Nous restons cependant à votre disposition par d'autres moyens pour vous informer.
Si vous souhaitez connaître les dates estimées d’expédition des titres que vous avez commandés, pensez à simplement consulter le détail de vos commandes sur side.fr.
Si vous avez besoin d’une autre information, vous pouvez, selon votre urgence, écrire à notre service clients à france@side.fr ou appeler directement votre représentant ou appeler le 06 34 54 96 63, le numéro d'urgence temporaire que nous avons mis en place en attendant de retrouver notre accueil téléphonique habituel.

Afficher la notification

DEMANDER LA CLÉ AU CAFÉ DES INITIÉS

Jean-Marc Pétillot
Date de parution 01/09/2016
EAN: 9791090138445
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Les personnages de ce recueil sont tous réels. Comme nous, ils ont fait leur temps, en leur temps, remplissant le mien de leur présence, pour toujours indissociables d’émotions passées ou futures.En plein soleil ou au cœur d’errances nocturnes, ils s... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurCEPADUES
Nombre de pages74
Langue du livreFrançais
AuteurJean-Marc Pétillot
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution01/09/2016
Poids96 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)0,80 x 11,50 x 20,00 cm
Les personnages de ce recueil sont tous réels. Comme nous, ils ont fait leur temps, en leur temps, remplissant le mien de leur présence, pour toujours indissociables d’émotions passées ou futures.En plein soleil ou au cœur d’errances nocturnes, ils sont revenus, témoins par l’image, l’écrit ou d’autres formes du souvenir.Je n’ai fait que croiser la plupart d’entre eux, mais ils m’ont laissé à jamais leur empreinte. La fillette africaine, le flamboyant clochard ou l’aimable dément, en me confiant un peu de leur existence, ont marqué la mienne, sans effraction. Un soir, il y a bien longtemps, dans la brousse camerounaise, je projetai un film pour une population regroupée dans une léproserie. À la fin de la séance, un homme vint vers moi et me tendit les bras pour une accolade. Je saisis dans mes mains les moignons de ce qui lui restait de doigts et nous nous tînmes ainsi tandis qu’il me regardait longuement. Puis il me dit : « Merci ! »Je pris d’abord sa gratitude pour une adresse à la présence exceptionnelle du cinéma, réaction fréquente dans ces occasions. Mais plus tard, la raison de son élan s’imposa de façon évidente : elle tenait au fait que je l’avais considéré comme un être humain.Nous étions au cœur d’une grande forêt, dans l’obscurité d’un crépuscule tropical. Du bout de ses poignets, le lépreux avait poussé le volet qui masquait la plus secrète des lueurs, accordant nos regards sur une aube à venir.Depuis, au cours ou au sortir de mes nuits, j’ai rencontré des gardiens du seuil ou des sentinelles à l’extérieur des murs. Dissimulés ou révélés, dans les lignes ou entre les lignes, leurs propos ont persisté en de belles résonances. Et parce qu’ils les avaient ouvertes, ces êtres m’ont guidé au-delà des portes du jour.