Le narrateur parle de la guerre, celle qui n'est pas encore arrivée, mais qui arrivera. Cela se passe aujourd'hui et rappelle d'autres périodes troubles. Le pays est occupé par l'armée roukovienne. Pour faire face à la pénurie ou échapper à l'ennemi, tous les personnages sont en mouvement, formant une longue chaîne de l'un à l'autre. Ils cambriolent, transportent de la viande, livrent un dentier, se cachent dans un asile psychiatrique, se souviennent du chemin vers la rivière et cherchent les miettes des disparus. En filigrane, on aperçoit les nouveaux boucs émissaires, les immigrés d'aujourd'hui, arrêtés et déportés comme ceux d'hier, qui disparaissent. Face au péril de la guerre, chaque personnage trouve une réponse inattendue, à l'exception de deux petits voleurs, Félix et Adam. Tout glisse sur eux comme sur les plumes d'un canard...