L’urgence de porter les vrais sujetsNous vivons une crise de représentation, une crise des élites, une crise de la dette publique, une crise politique, prémices d’une crise de régime, dans un contexte politique verrouillé par un bloc central minoritaire.Face à ces enjeux majeurs, aucun des sujets cruciaux n’est réellement abordé. Ni dans les médias, ni dans l’opinion. Les Français sont frappés d’inertie face à une situation de plus en plus tendue et qui leur échappe. Le pays réel n’est plus en phase avec le pays légal et les dernières élections ne font qu’accélérer ce constat.Parallèlement, la crise démocratique s’amplifie. L’impasse d’une tripartition politique parlementaire totalement incompatible avec les institutions de la Ve République, le morcellement accru des forces politiques, l’absence de propositions politiques sérieuses et concrètes, la suprématie d’un bloc central de plus en plus contestée conduisent au blocage. Seuls un élargissement du champ référendaire par un arbitrage des sujets majeurs par le peuple souverain, un retour à un État régalien repensé et planificateur et une affirmation de la suprématie des décisions démocratiques sur les juridictions administratives, constitutionnelles ou européennes sont en mesure d’éviter un effondrement majeur.Il en est de même de l’urgence financière. Nous arrivons au bout d’un modèle économique et financier basé sur la dette. Les risques d’une rapide mise sous tutelle, d’une purge économique et financière pensée comme une « thérapie » de choc par des organisations internationales ne sont plus à écarter. Il n’est pas exagéré de penser que face à une situation qui s’aggrave de plus en plus rapidement, l’effondrement des services publics voire la faillite de l’État régalien ne sont plus à écarter.Comme la dette, la France est proche de son point de non-retour…