Nous sommes manipulés comme des pantins idiots dans cet absurde absolutisme qui s’amuse à effacer, dès le plus jeune âge, les génies de leur imagination afin de mieux les formater à exécuter les corvées de demain.Les caractères singuliers sont voués à ne pas être, dissous dans la masse d’une conscience collective à la pensée modérée ou à l’esprit diminué.«?Soit?! Mais ne pense pas...?»Une dictature des consciences qui laisse déjà entrevoir, à ses rares lumières clairvoyantes, la fin annoncée d’un monde en perdition […]Des champs de tulipes de Vlissingen à la jungle de Jakarta, en passant par le bush australien, Tiburce Aubry a bourlingué et ne s’est jamais fait à l’idée d’être enfermé. C’est ainsi qu’il dépeint le paysage de sa vie depuis qu’il est rentré et que son existence lui semble sans consistance. L’école l’a tué et le travail forcé l’a réduit à n’être qu’un vulgaire mercenaire des temps modernes. Il écrit là un manifeste contre tout ce qui le met hors de lui-même.