16 h 30. Me voilà dans l’autocar. On était une vingtaine du collège. Nous étions assis silencieusement. Pendant que tous relisaient leur création, j’étais en train de regarder mes deux pauvres pages. Il me fallait une suite et une fin. Au bout de dix minutes, sans inspiration, je décidai d’arrêter. Quand ça vient pas, faut pas insister. J’improviserai, je trouverai bien des idées, me disais-je. Mon cerveau avait compilé tellement de contes depuis mon enfance que j’étais équipée d’une solide mémoire?!Avant de mettre mon téléphone en mode avion, je décidai d’écrire deux messages. Le premier pour ma grand-mère : «?Joyeux anniversaire ma Yaya. Je vais à Cerbère pour vivre ma passion. Con muchos besos, Luna.?» Le deuxième pour Raphaël : «?Coucou. J’y vais. Souhaite-moi bonne chance, signé la rebelle?!?» (Un petit smiley en plus)Dès son plus jeune âge, Agnès Làzaro s’amuse à créer des personnages et à inventer des histoires au gré de son imagination. Formatrice et professeure pour des publics variés, ce premier récit s’adresse aux jeunes lecteurs et à ceux qui ont gardé leur âme d’enfant.