Donc, fini pour moi les belles et joyeuses randonnées champêtres. Fini les grands projets?! Je n’irai pas à Compostelle. Je me contenterai de relire Monfreid ou de lire Sylvain Tesson. Je me contenterai d’écouter Schubert et d’accompagner en rêve son fameux Wanderer. Il me faudra désormais me contenter de ma terrasse. Reste qu’aller et venir ainsi comme un ours en cage et ronger son frein n’a rien à voir avec une vraie promenade. On peut à juste titre y trouver une certaine vacuité. Si ce n’est que selon les scientifiques, le mouvement des jambes favorise l’explosion des neurones. L’occasion pour quelqu’un dont le génie est resté dans les tiroirs de se ressourcer, de faire jaillir l’inspiration et de faire appel à son imagination. Faire les cent pas, la belle affaire?! Et pourquoi pas tenter de donner à ce qui peut sembler futile et dérisoire un côté divertissant par l’humour et l’autodérision. À condition de varier le genre.Michel Rubin est un esprit voyageur et poète à ses heures. Ex-cuisinier globe-trotter, il aime conjuguer d’une plume malicieuse à travers ses ouvrages, les plaisirs de la table et le plaisir des mots. En fait, rien d’autre que le plaisir de vivre, pour le régal de ses nombreux lecteurs.