Le Roman du malade , prix Femina 1911, est le récit d'un poignant voyage intérieur, le " suprême élan vers l'amour d'une vie qui va se rompre ". " Personne n'a dépassé cela et combien l'ont atteint ? ", dira Colette de ce chef-d'oeuvre que Marcel Proust avait lu " avec admiration, émotion, amitié, tristesse et joie ". Quand la maladie frappe à 30 ans. Un chef-d'œuvre méconnu, salué par Proust, Loti, Barrès, Colette, Anna de Noailles... André Gilbert n'est pas encore condamné, mais il mesure soudain la fragilité de son existence et l'insouciance dans laquelle il a vécu. Autour de lui, on guette les indices du mal qui progresse. Acceptant peu à peu son sort, il quitte Davos pour une station climatique des Pyrénées, dans l'espoir de se rétablir. Il y fait la connaissance de Javotte, une jeune femme frivole et pleine de vie qui va bouleverser la sienne. Car son ami Paul, qui la lui a présentée, s'inquiète de leur intimité naissante. Et l'émoi bienfaisant et déraisonnable qu'éprouve André ébranle son coeur fragile. Mais renoncer à l'amour, serait-ce acquiescer à la mort ?