Biologie, éthique, politique
Après-guerre, un courant de pensée a tenté de disqualifier le racisme en affirmant que le concept de race n'avait aucun fondement biologique. Pourtant, de nombreux chercheurs utilisent toujours les populations continentales majeures comme unités d’analyse (sous des termes comme « populations » ou « groupes d’ascendance »), et les avancées de la génomique marquent un retour vers un certain « réalisme racial ».Cet ouvrage analyse la variabilité biologique humaine à la lumière des données scientifiques les plus récentes. Il soutient que le débat sur l'existence des races est souvent une simple question de définition. Surtout, il souligne le danger de fonder l’antiracisme sur des preuves scientifiques, par nature provisoires et susceptibles d'évoluer.Ce livre plaide donc pour une « sanctuarisation réciproque » : la science doit rester une démarche rationnelle et objective, libre de toute interférence morale ou politique. Condamner une théorie parce qu'elle choque la morale du moment est une erreur historique récurrente. L’éthique et la politique doivent définir les valeurs de la société. L’antiracisme ne doit pas être une hypothèse scientifique, mais un choix moral et une exigence légale.Séparer strictement les faits biologiques des principes de droit permet en réalité d'offrir à l'antiracisme une base plus solide que celle d'un « antiracisme scientifique », tributaire des découvertes de demain.