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Robert Crumb

Crumb Robert, Hanson Dian
Date de parution 13/05/2020
EAN: 9783836566971
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Au début de ce tome, nous retrouvons notre héros ronchon à 46 ans, en pleine crise de la quarantaine. La vie de Crumb n’étant qu’une succession de moments d’angoisse introspective et d’autoflagellation, ces années charnières n’apportent qu’un raffine... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurTASCHEN
Nombre de pages444
Langue du livreAnglais
AuteurCrumb Robert, Hanson Dian
FormatHardback
Type de produitLivre
Date de parution13/05/2020
Poids1467 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)4,10 x 20,50 x 27,00 cm
Sketchbook Vol. 5. 1989–1998
Au début de ce tome, nous retrouvons notre héros ronchon à 46 ans, en pleine crise de la quarantaine. La vie de Crumb n’étant qu’une succession de moments d’angoisse introspective et d’autoflagellation, ces années charnières n’apportent qu’un raffinement complémentaire à ses tourments quotidiens, qui affûte encore davantage son talent d’artiste. Les textes qui accompagnent les dessins se font plus longs et démontrent les merveilleuses capacités d’observation de Crumb, comme ce paragraphe nourri qui relate sa rencontre avec les crottes vegan de son frère Maxon ou son hymne poétique au déchirement que lui infligent la vie et le vieillissement. Quand la famille emménage à Sauve, en France, en 1991, les portraits de filles américaines aux joues rebondies croqués dans les dîners de Californie laissent la place à des portraits de filles dans les cafés français, à de vastes paysages bucoliques et à un sinistre tableau de SDF mendiant dans le métro. Le nouveau personnage le plus notable de ce cahier est un saint homme enturbanné baptisé (par la petite Sophie Crumb) Roman Dodo, qui semble vaguement s’inspirer du frère de Robert, Maxon. Patricia Pig, joviale hybride entre femme et truie, y fait également son apparition, aux côtés de portraits de petites amies du présent ou du passé. Alors que l’artiste franchit le cap de la cinquantaine et à mesure que le tome avance, ses fantasmes régressifs d’une enfance dépendante de personnages féminins forts et même d’une mort douce, emporté sur le dos d’un jeune ange robuste, évoquent moins l’angoisse que l’acceptation de cette vieillesse qui s’annonce. Notre grincheux trouve une certaine paix, un certain fatalisme à la française qui sait, face aux cruels caprices du destin. Jusqu’aux dernières pages, où il proclame soudain qu’il n’est qu’«un putain de TORDU». Encore un tome qui tue, donc.