Dans Après les cigognes, Vanessa Kuzay entreprend un voyage à la fois géographique et intérieur. Sur les tracesd’une grand-mère polonaise qu’elle n’a jamais connue, la photographe traverse des paysages réels et imaginés,des lieux chargés de silence, de mémoire et de projections. Mais cette quête d’une aïeule absente se doubled’une autre traversée, plus intime encore : celle de sa propre maternité.Les images composent un récit délicat, où le temps semble suspendu. Entre maisons feutrées, lumières voiléeset gestes du quotidien, l’enfance apparaît comme un territoire fragile et lumineux. La Pologne qui se dessineici n’est pas un pays documentaire, mais une terre mentale, faite de souvenirs rêvés, de motifs hérités et desensations persistantes.Peu à peu, un lien se tisse. À défaut de retrouver la grand-mère, c’est la relation au fils qui s’invente, dansl’apprentissage lent et imparfait de l’amour. Après les cigognes parle de transmission, d’absence, et de ce qui seconstruit malgré — ou grâce à — le manque. Un livre sur le fait de devenir mère, et peut-être surtout, sur le faitde devenir soi.« Sur les traces d’un fantôme, j’ai senti soudainement la chaleur d’une main dans la mienne. » — Vanessa Kuzay