Notre recherche collective concernant le contrôle psychanalytique, tant à l’époque de Freud, Ferenczi, Kovács, Balint, Bion ou Lacan qu’à l’heure actuelle, révèle que la transmission spécifiquement psychanalytique s’effectue dans un champ qui échappe aux structures institutionnelles.En se fondant sur la pensée de Lacan, il est envisageable de soutenir que si, par l’analyse personnelle, l’analyste ne s’autorise que « de lui-même », c’est par le contrôle que l’analyse lui est transmise « de quelques autres ». Quelques autres dont le jeune analyste devient le dépositaire d’une transmission qui ne peut être acquise que dans un cadre privé, discret, confidentiel, c’est-à-dire à l’extérieur de toute institution psychanalytique.Si le contrôle s’impose, cela ne résulte pas non plus d’une injonction de l’institution, mais plutôt de la responsabilité du praticien envers son patient. En conséquence, il s’agit là d’une autre preuve que la transmission en psychanalyse ne peut se réaliser qu’en dehors du cadre institutionnel. C’est donc sur la direction du contrôle et sur les principes de son transfert que les textes qui suivent s’efforceront d’interroger ce qui est transmis en psychanalyse.