Née à Molenbeek d’une maman molenbeekoise descendante de toute une kyrielle de molenbeekois pur jus dont la trace remonte au XV ème siècle, j’avais à coeur de parler de cette petite commune de Bruxelles tellement typique de la zwanze bruxelloise !Ma mère me conta souvent ses aventures durant la guerre 39/45. Elle me parlait des destins parfois tragiques, parfois cocasses, vécus par des amis, des clients, de sa soeur, de toutes ces personnes plongées malgré eux dans des situations improbables.Plus tard, une amie juive me rapporta le sort réservé à sa tante, sauvée in-extremis des camps de concentrations grâce à l’amour d’un officier allemand !J’y ai consacré une pièce, L’Estaminet de Rosine. Des anecdotes, des confidences rapportées par des amis, la lecture de livres d’histoire consacrés à cette périodetroublée s’additionnant, j’ai voulu approfondir cette pièce pour en tirer un roman.Un roman qui restitue des récits et des personnages oubliés dont les actions ont souvent pourtant été déterminantes.J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à décrire la vie, le quotidien de ce Molenbeek où je naquis après la Guerre. Parler de ces Molenbeekois d’alors, ces bruxellois ausuperlatif et hauts en couleur, joyeux, blagueurs, bons vivants et courageux…