L’histoire démarre en 1856 suite à la rencontre de l’auteur William Dennes Mahan, pasteur presbytérien américain avec un érudit allemand ayant enquêté sur la mort de Jésus, à partir des Archives du Vatican. Il lui laisse entendre qu’une transcription peut en être obtenue. Après une correspondance avec plusieurs érudits, assisté lui-même de deux savants, l'auteur entreprend à son tour des recherches qui vont lui prendre des années et des dépenses considérables. Son voyage périlleux en mer l'amènera au Vatican à Rome, puis aux Talmuds juifs de Constantinople. Le Volume Archko, publié en 1884, est le fruit de patientes compilations de textes rédigés il y a de près de deux mille ans par des contemporains de Jésus. Des lettres, récits, entretiens avec les principaux acteurs et témoins comme Pilate, Caïphe, Hérode, les parents et amis de Jésus ; témoignages devant les tribunaux, relatent avec détails ses péripéties, son procès et sa mort, avec en toile de fond, les bouleversements qu’ils ont engendrés tant sur le système politique que sur la société de l’époque. Cet ouvrage incontournable, classé parmi les littératures les plus remarquables n’a jamais été publié en français. L’auteur a connu le même sort que celui du livre La vie inconnue de Jésus-Christ de Nicolas A. Notovitch. Il a été faussement accusé, discrédité, persécuté et finalement mis à l’index. Après une méticuleuse enquête, W. D. Mahan est déclaré non coupable. Pourtant, depuis 1931, les chercheurs, professeurs d'instituts bibliques et pasteurs reprennent aveuglément, comme une vérité incontestable la prétendue enquête du révérend Edgard Goodspeed qui, dans son livre « Étranges nouveaux évangiles » avait faussement condamné le livre du révérend Mahan, malgré le verdict de non culpabilité.