Dans ce roman-théâtre, on rencontre un duo d'auteurs qui philosophent sur la bouffe comme d'autres mangent du chocolat devant la TV, qui bouffent de la philo quand d'autres font des sablés le 2 janvier.Dans ce roman-théâtre, deux personnages usent et abusent de leur langue qui se fait organique, triviale, érudite, parfois incarnée dans une logorrhée d’imaginaire culinaire, parfois narrée avec une multitude d’images régurgitées. Une sorte de théâtre bouffe qui avale les mots, les mâche, les digère, les expédie avec une force rabelaisienne ou ubuesque, c’est selon l’humeur. Une lecture vivifiante, foisonnante, réjouissante. Anorexiques des rires zygomatiques s'abstenir.