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LA TITRISATION DES CRÉANCES EN DROIT COMPARÉ

Forti Valerio, Savaux Éric
Date de parution 05/02/2013
EAN: 9782916606590
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Dans les systèmes de common law, où elle a vu le jour, la titrisation des créances s'appuie sur le trust, qui est à la fois un instrument permettant de gérer une organisation complexe, et une universalité grâce à laquelle les biens sont appréhendés u... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurIUV
Nombre de pages588
Langue du livrePas de contenu linguistique
AuteurForti Valerio, Savaux Éric
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution05/02/2013
Poids956 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)3,30 x 15,90 x 23,90 cm
CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DE LA PROPRIÉTÉ
Dans les systèmes de common law, où elle a vu le jour, la titrisation des créances s'appuie sur le trust, qui est à la fois un instrument permettant de gérer une organisation complexe, et une universalité grâce à laquelle les biens sont appréhendés uniquement en fonction de leur valeur économique. Le régime juridique de la titrisation des systèmes romano-germaniques a reproduit cette institution par le biais du fonds commun ou de la société, pour organiser les relations entre les intervenants de sorte à obtenir des effets opposables erga omnes, et pour transformer des liens d'obligation - les créances - en biens standardisés négociables sur le marché - les titres financiers. La mise en parallèle des mécanismes utilisés en France, aux États-Unis, en Angleterre et en Italie dévoile leur équivalence fonctionnelle : la structure de l'opération apparaît toujours comme un ensemble de contrats agencés autour d'un mécanisme fiduciaire visant à affecter les créances dans l'intérêt des investisseurs et, le fonctionnement de l'opération montre que les créances sont partout considérées comme des biens à transmettre à un gestionnaire, afin qu'il les transforme en titres financiers permettant aux investisseurs de s'approprier leur valeur économique. En important la technique financière de la titrisation, les systèmes romano-germaniques ont donc accueilli la conception anglo-américaine de la propriété : le gestionnaire exerce la propriété fiduciaire sur les créances considérées comme des biens et, simultanément, les investisseurs exercent la propriété économique sur le portefeuille de créances grâce auquel celles-ci sont regardées comme des valeurs.