« J’aurais tant voulu les aimer »Façonnée par une enfance et une adolescence traversées par la violence, Soleïa grandit dans une famille où cacher est moins risqué que dénoncer. La peur et la honte y tissent les liens d’une loyauté insidieuse.Dans la nuit de ses quatorze ans, là où tout se dérobe, une parole se dépose en elle – une promesse qui se fait certitude. Et avec elle, une joie profonde, qui ne dissout en rien sa soif de vengeance et de vérité.Elle a la force de lutter contre l’ignominie, pas celle de consentir à cet appel insensé : pardonner.Elle résiste.Ne pas laisser l’oubli, le silence ni l’indifférence recouvrir l’impardonnable. Au-delà de la brûlure de ses blessures, elle choisit de s’abandonner lentement à plus grand qu’elle, jusqu’à enfin oser vivre son désir le plus fragile.