Enjeux des langues pour le monde de la science
Que perd la science lorsqu’elle se réduit à une langue unique ? Cet ouvrage interroge l’apparente évidence du monolinguisme dans le travail scientifique et en dévoile les limites épistémologiques. À rebours d’une norme largement admise – celle d’une science s’exprimant prioritairement en anglais –, il montre que les langues participent à la construction même des savoirs, en offrant des ressources interprétatives, contextuelles et créatives. À partir d’enquêtes, d’études de cas et de témoignages issus de plusieurs disciplines, les auteurs analysent des situations où le non-recours au plurilinguisme conduit à des raccourcis, à des angles morts, à des réductions, voire à des aberrations. Ces cas de monolinguisme « aveugle » doivent interpeller aussi bien les scientifiques que la gouvernance des universités qui, très souvent, diluent les enjeux de la langue dans un mouvement d’internationalisation insuffisamment remis en question.Ce livre invite à repenser les politiques linguistiques académiques et à reconnaître la diversité des voix comme une condition essentielle de la vitalité scientifique.