À l’heure où les universités sont soumises à des pressions politiques et budgétaires croissantes, ce livre propose une réflexion engagée et lucide sur leur gouvernance au XXIe siècle. Fort de son expérience à la tête de l’Université de Genève et au sein de différentes instances académiques nationales et européennes, l’auteur défend une conviction centrale : l’autonomie n’est ni un privilège corporatiste ni un retrait de l’État, mais la condition même de l’excellence, de l’innovation et du service au bien commun. À travers analyses, comparaisons et exemples concrets, il montre comment une autonomie bien encadrée permet aux universités de penser le long terme, de cultiver la liberté académique et de résister à la privatisation, tout en répondant aux grands défis contemporains (crises envi- ronnementales, mutations technologiques, fragilisation démocratique). Un plaidoyer exigeant pour une université responsable qui réaffirme ses missions originales : penser, former et transmettre, sans renoncer à son âme.