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L'autre et le frère - l'étranger et la franc-maçonnerie en France au XVIIIe siècle

Beaurepaire Pierre-Yves
Date de parution 03/05/2000
EAN: 9782852038493
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Dès l'origine, la Franc-maçonnerie s'affiche comme universaliste et cosmopolite. A l'instar de la République des Lettres, le XVIIIe siècle voit s'ébaucher puis prospérer une « République Universelle des francs-maçons » avec ses réseaux, ses stratégie... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurCHAMPION
Nombre de pages868
Langue du livreFrançais
AuteurBeaurepaire Pierre-Yves
FormatHardback
Type de produitLivre
Date de parution03/05/2000
Poids1255 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)5,10 x 16,00 x 23,50 cm
Dès l'origine, la Franc-maçonnerie s'affiche comme universaliste et cosmopolite. A l'instar de la République des Lettres, le XVIIIe siècle voit s'ébaucher puis prospérer une « République Universelle des francs-maçons » avec ses réseaux, ses stratégies, ses luttes d'influence, ses lieux de pouvoir, mais aussi ses marges et ses exclus. Suivre les centaines d'étrangers qui fréquentent les loges maçonniques françaises: négociants originaires de la Baltique, étudiants en médecine irlandais, jeunes aristocrates danois effectuant leur Tour de formation, ou encore voyageurs et diplomates britanniques, permet de renouveler l'histoire des étrangers au XVIIIe siècle et d'appréhender la sociabilité maçonnique sous un angle inédit. Si sa plasticité et sa capacité à répondre aux attentes des élites européennes font incontestablement merveille, la rencontre avec l'autre en qui l'on reconnaît un frère, par-delà ses différences, représente également un des enjeux majeurs de l'engagement maçonnique qui est fondamentalement une quête d'identité au miroir de l'autre. Les tensions nées de cette rencontre reflètent l'extrême sensibilité des frères aux a priori de la société profane et à ses peurs. En identifiant un autre absolu, qui prend selon le contexte les traits du juif, du musulman, ou du « sang mêlé » dans les Antilles, les francs-maçons bornent le cosmos fraternel et trahissent la part d'ombre des Lumières, sans pour autant renoncer à leur profession de foi cosmopolite. Confrontés à leurs contradictions, à l'émergence du nationalisme qui se nourrit du rejet de l'autre, cet impossible semblable, les frères sont conduits à partir de la Révolution à des révisions déchirantes, annonciatrices des dérives du XIXe siècle.