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Ma vie de photographe

Gonzales Jean-Jacques
Date de parution 17/04/2026
EAN: 9782850352362
Disponibilité A paraître: 17/04/2026
Ma vie de photographe nous donne à sentir la matière charnelle des photographies, en décrivant notamment ce grain d’une spectralité particulière propre à la photographie argentique. Cette fascination pour la texture des images lui vient, apprend-on, ... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurATELIER CONT
Nombre de pages272
Langue du livreFrançais
AuteurGonzales Jean-Jacques
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution17/04/2026
Poids1 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)0,10 x 16,00 x 20,00 cm
L'empreinte de l'argentique
Ma vie de photographe nous donne à sentir la matière charnelle des photographies, en décrivant notamment ce grain d’une spectralité particulière propre à la photographie argentique. Cette fascination pour la texture des images lui vient, apprend-on, d’une joie enfuie, d’une joie éprouvée à regarder les images qui défilaient dans les cinémas d’Oran et enveloppaient l’enfant qu’il fut?: «?Je pense à ce petit garçon qui attendait tout des images. À ce rideau qui se lève. Au Cinéma je m’asseyais toujours dans les premiers rangs – au premier rang quand j’avais du courage – pour être dans l’image, voir le grain de la pellicule, saisir l’impression de réalité par l’artefact?»Le récit nous laisse également entrevoir les rites qui scandent une pratique de photographe ainsi que la densité mémorielle du matériel qui l’accompagne au quotidien. C’est par exemple avec une minutie empreinte de tendresse que Jean-Jacques Gonzales décrit son Leica disparu lors d’un cambriolage, dont on apprend au détour d’une parenthèse que son aura particulière lui venait du fait qu’il avait appartenu à son père?: «?J’aime cet appareil (c’est celui de Manuel, mon père) mes doigts habitués parcourent les commandes?; molette des vitesses, bague des diaphragmes, retardateur, je fais distraitement tourner le pare-soleil noir autour du fût de l’objectif. J’aime le poids de l’appareil dans ma main, le son de son déclenchement, le bruit de la pellicule qui s’enroule. Le froid de l’acier non peint. La granulation de son gainage (vulcanite) noir.?»À s’approcher par la photographie et par l’écriture au plus près des choses, comme le fait Jean-Jacques Gonzales, on finit cependant par réaliser que ces dernières ne se laissent jamais vraiment saisir. Elles gardent, quoi que l’on fasse, une part d’absence, une part fantomatique que rien ne peut conjurer. C’est toute la «?vérité de la photographie qui nous montre que la chose n’est pas là, contrairement à l’expérience ordinaire du monde.?»