(1960-1980)
Les années 1960-1980 constituent le moment-phare d’un mouvement occitaniste qui avance à la fois, dans la dynamique de la Libération puis de mai 68, sur le front de l’école, de la création culturelle et de la revendication politique, et se révèle même avant-gardiste dans les domaines du féminisme et de l’écologie. Mais l’occitanisme n’en est pas moins en proie aux divisions internes, entre ‘culturalistes’ et ‘politiques’ (1962-64), puis entre ‘autonomistes’ et ‘nationalistes’ (1980-81). Aux portes d’un certain succès symbolisé par la lutte victorieuse pour le Larzac, il se fracasse sur la realpolitik du mitterrandisme dont il n’obtiendra que de faibles dividendes. Pendant ce temps, les usages sociaux de l’occitan reculent, malgré l’investissement militant dans l’école publique et l’immersive.Invités à dresser leur bilan, une presque centaine de militants témoignent de leur rapport à la langue, de leur rapprochement vers l’occitanisme, de leurs réalisations individuelles et surtout collectives.