Dans mon cœur bienheureux quoique tout soit perdu, une cantate poétique amoureuse nous parvenant du Bangladesh, où Aminur Rahman module et fait tournoyer l’art de s’aimer en rhapsode perdu et contemplatif. Comme deux motifs perpétuels de l’existence, l’amour et l’absence dessinent une histoire et une géographie du monde et des cultures. De l’antiquité au quotidien le plus contemporain, sa poésie relie chaque chose à travers l’évidence de l’amour. De l’érotisme à la contemplation. De la mort à la présence. De la quête à la maison familiale.On se laissera porter par le rythme de l’ouvrage, proposition d’une traversée plutôt ternaire de sa poésie amoureuse. Un développement du texte à l’image de la croissance d’une fleur. Bouton, éclose, épanouie. Une dialectique porteuse de ce sous-entendu cyclique qui permet d’affronter le temps et de frôler l’éternité.