En fun & Raille
La mort ça fouette ! Y a-t-il un coup de dé... de Mallarmé dans ces chutes, une fin de partie de Beckett au dialogue de ces je, tu, elle, un rêve familier de Verlaine vers l’inconnu(e) ?Étouffer, crier ou écrire les sensations tels des osselets lancés pour saisir la peine, l’abandon, la colère, l’amour perdu, jusqu’à l’humour ? Ici la musique des mots l’ose et rebondit dans un affrontement mère fille, têtu, tendre. La frontière de la vie à la mort se dédouble sur un passage orphelin à tout âge. Le deuil fait silence à l’accroche peur du verbe, dans une étude sur le vif, avec et contre la dévoration du temps. Retenue, fougue, folie à la fois dans ce travail d’épure autour d’un vide grignotant. La prose, le récit poétique devient poème sonore rimant avec néant, poème visuel du blanc à la lettre, message sans réponse. Page à page, cadre à cadre, un tableau respire, expire. Il fallait la lutte, bloc à bloc, après le choc, pour tailler cet imprécis de composition. Il fallait ricocher à la légèreté future de l’être, confronté à la mort, sans pathos, et pour de vrai pour de rire, inventer ce drôle de langage brisé, décapant !