Traitement en cours...
Fermer la notification

SIDE vous souhaite une année 2026 réussie. Nous ferons tous nos efforts pour y contribuer.

Afficher la notification

Italie, Allemagne, France

Calvié Lucien
Date de parution 02/01/2022
EAN: 9782849246825
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Les questions yougoslave, allemande et européenne sont comparables à des poupées russes emboîtées les unes dans les autres. Dans la destruction de la Yougoslavie de 1991-1992 à 1999, le rôle de l’Allemagne tout récemment unifiée en 1989-1990 et, sous... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurDU CYGNE
Nombre de pages120
Langue du livreFrançais
AuteurCalvié Lucien
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution02/01/2022
Poids200 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)1,20 x 14,00 x 21,00 cm
Un triangle européen
Les questions yougoslave, allemande et européenne sont comparables à des poupées russes emboîtées les unes dans les autres. Dans la destruction de la Yougoslavie de 1991-1992 à 1999, le rôle de l’Allemagne tout récemment unifiée en 1989-1990 et, sous son impulsion déjà hégémonique, de la CEE, devenue Union européenne (UE), fut souvent négatif. Le paradoxe de cette destruction, c’est que la Yougoslavie refondée par Tito en 1945 après la défaite hitlérienne, bien plus nettement que la première Yougoslavie unifiée en 1918 sous une dynastie serbe victorieuse et centralisatrice, était – avec son séduisant socialisme autogestionnaire – « européenne » avant la lettre, trop peut-être pour son malheur : multinationale, pluriculturelle, fédérale, voire confédérale, et soucieuse de modernisation économique et d’ouverture sur le monde. Sous prétexte d’une « crise » persistante, l’intégration à l’UE des États ex-yougoslaves est à présent interrompue. D’où une coupure potentiellement néfaste entre les États déjà intégrés – Croatie et Slovénie – et ceux en attente plus ou moins sceptique d’intégration – Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Monténégro et Serbie –, comme si perduraient les anciennes lignes de fracture entre Empires romains d’Occident et d’Orient, catholicisme et orthodoxie, Empire austro-hongrois et Empire ottoman ou encore capitalisme et socialisme ou communisme.