'Arakhin Temoura
Le traité ‘Arakhin se distingue de la plupart des autres traités de l’ordre de Kodachim qui étudient les questions liées aux offrandes apportées sur l’autel. ‘Arakhin s’attache à analyser les voeux, « faits pour Dieu », par lesquels un homme s’engage à consacrer, ou consacre directement, un bien ou une somme d’argent pour l’entretien du Temple.Souvent, ces voeux sont prononcés dans des moments de détresse, ou bien en signe de gratitude – par exemple si soi-même ou un être cher ont été sauvés d’un danger –, ou encore à des fins d’expiation. Parfois, l’auteur d’un voeu désire consacrer sa propre valeur ou celle d’un individu particulier, et il est alors nécessaire de déterminer cette valeur.La méthode d’évaluation dépend du type de valeur dont il est question. Parfois, la détermination de la valeur ne présente pas de difficulté intrinsèque, par exemple s’agissant de la valeur marchande d’un individu en tant qu’esclave. D’autres valeurs, en revanche, ne possèdent pas de traductions pécuniaires immédiates ; ainsi le ‘èrekh (plu. ‘arakhin), que nous rendons comme « la valeur estimative », d’une personne : l’humanité est inestimable ! Néanmoins, la Tora a fixé des montants, en fonction de l’âge et du sexe de la personne devant être « estimée » (Lév. 27, 1–7). Les tranches d’âge sont : de un mois à cinq ans, de cinq ans à vingt ans, de vingt ans à soixante ans, et plus de soixante ans. La première partie de ce traité analyse les lois relatives aux ‘arakhin, examinant les principes généraux ainsi que les aspects particuliers. Chemin faisant, la guemara aborde également le sujet plus large des biens consacrés en général ; elle établit les méthodes d’évaluation et de perception. Les règles régissant les objets après leur consécration sont abordées dans le traité Me‘ila.