Lorsque la pandémie a durement éprouvé la cohésion sociale et les repères traditionnels de la vie de nos paroissiens, outre la souffrance liée à la perte d’un proche, la désorganisation des obsèques et le vécu de confiscation des funérailles ont profondément affecté la vie psychique des endeuillés. Force est de constater qu’une discontinuité anthropologique s’est imposée, empêchant le processus de deuil et la séparation d’avec les défunts de la COVID-19. Pour les proches de personnes défuntes, le coronavirus a ren-du encore plus douloureux et complexes le décès. Organiser les funérailles n’était pas simple. Saint Paul s’adresse aux chrétiens et leur parle de l'espérance quant à l'au-delà de la mort, pour qu'ils ne vivent pas dans la tristesse comme les autres qui n'ont pas d'espérance. Pour Paul, l'espérance définit le chrétien. Être chrétien, c'est être une personne qui espère, c'est se placer sur le terrain d'une espérance. L’espérance n'est pas une vertu parmi d'autres ; elle est la définition même de l'existence chrétienne.