Ces nouvelles qui se déroulent à Alep, Damas, dans une petite bourgade de Palestine occupée ou à Koweït, se mêlent à des contes inscrits dans la mémoire fabuleuse des empires d’Orient mais comportent aussi deux longs récits évoquant la présence arabe à Paris en 1950 (« La Symphonie inachevée » et « La Trompette de Saint-Germain »), dévoilant l’univers du romancier syrien Sabah Muhieddine. La variété d’une inspiration reflétant deux mondes, l’Orient arabe et ses tensions et la France d’un étudiant syrien, tient lieu de définition d’une âme non pas déchirée mais implantée des deux côtés, nourrie d’ironie.