Notions, formes, dispositifs
Cet ouvrage dessine une cartographie transitoire des acceptions plurielles de la notion d’autobiographie langagière et de ses diverses adaptations dans des démarches pédagogiques, qui se déclinent en fonction des publics, des contextes d’enseignement, des rapports politiquement institués aux langues, des histoires des immigrations des pays représentés à travers les contributions.Au Brésil, en France, en Grèce, en Italie, dans l’espace indianocéanique, des tensions semblables et différentielles se nouent autour des langues : celles devenues officielles, celles, effacées, des milieux populaires ou des peuples autochtones, celles dédaignées des immigrations successives. Un même schéma d’imposition, de domination, de disqualification se dessine dans des territoires éloignés par la géographie, l’histoire, les cultures, leur inscription dans l’échiquier globalisé des influences géopolitiques et de leur poids économique.Cette publication témoigne de ces complexités et des enjeux socio-politiques de ces questions à l’aune des migrations mondialisées, de la résurgence des nationalismes belliqueux, du recours à la force aveugle pour des prédations en tout genre : territoriales, économiques, ethniques, culturelles… Elle propose des voies de recherche et des cheminements pédagogiques susceptibles d’amener les sujets à repenser leurs propres croyances, leurs rapports aux identités, aux situations de plurilinguisme qui sont les leurs, et capables de s’engager dans des démarches émancipatrices, collectives et fraternelles.Avec les contributions de Ferroudja Allouache, Mathilde Anquetil, Ilhem Belarbi, Nicole Blondeau, Aude Bretegnier, Stefania Di Raimondo, Chantal Dompmartin, Hassane Hacini, Damon Isaac, Ermofili Kalamakidou, Lívia Miranda de Paulo, Muriel Molinié, Pascale Prax-Dubois, Eleonora Salvadori, Érica Sarsur, Radija Taourit, Dimitra Tzatzou.