Écrit au xiie siècle, le Commentaire sur l'Énéide attribué à Bernard Silvestre interprète les errances maritimes d'Énée et sa descente aux enfers comme le périple d'une âme en quête de Dieu. Les mythes antiques y sont repensés à la lumière du néoplatonisme, et décryptés à travers des jeux étymologiques qui mènent à une révélation. Ce commentaire a été connu de Boccace, il a sans doute inspiré Dante. Il est ici traduit et commenté pour la première fois en français.