En juin 1751, Antoine Court reçoit un exemplaire d'un pamphlet de huit pages portant le titre Lettre de M. l'évêque d'Agen à M. le Contrôleur général contre la tolérance des huguenots. A la lecture du titre seul, il n'est pas étonnant que Court, huguenot réfugié en Suisse, traite cette Lettre de "violente invective". Antoine Court y trouve pourtant une heureuse "occasion" aussi bien que "la nécessité" et "l'obligation" de dresser une réponse, son Patriote français et impartial. Quel homme s'indigne et se réjouit à la parution d'un pamphlet contre les siens? C'est évidemment quelqu'un qui ressent une certaine vocation d'écrivain et, dans le cas présent, de défenseur de la tolérance.