Cet ouvrage présente le dernier travail de Jean-Michel Guilcher (1914-2017). Soucieux d’achever la publication des observations faites durant ses enquêtes de terrain, l’auteur décrit les processus qui, dans les sociétés principalement régies par la tradition orale, assurent l’élaboration et la transmission des danses, souvent associées au chant. S’inscrivant dans la très longue durée, de la fin du Moyen Âge jusqu’aux années 1970, il confronte les témoignages des contemporains et les théories de ses prédécesseurs à ses propres analyses. Mettant en évidence l’inventivité créatrice des danseurs populaires, il démontre que, si les migrations saisonnières et les emprunts de territoire à territoire y ont contribué, l’évolution de leur répertoire supposait l’adhésion des communautés d’habitants et se traduisait par un constant renouvellement. Mône Guilcher, sa fille, et François Gasnault, qui fut son élève, ont parachevé l’organisation du recueil et en ont complété l’apparat critique.