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Les versets de l'invincibilité

COLONNA Fanny
Date de parution 01/11/1995
EAN: 9782724606751
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
La religion, opium du peuple, ou bien formidable force de mobilisation ? On oublie trop souvent qu'elle est aussi une manière de penser le monde, dans sa pérennité certes, mais en même temps dans son rapport à l'événement et au changement. Ce livre m... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurSCIENCES PO
Nombre de pages397
Langue du livrePas de contenu linguistique
AuteurCOLONNA Fanny
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution01/11/1995
Poids525 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)2,80 x 13,60 x 22,00 cm
La religion, opium du peuple, ou bien formidable force de mobilisation ? On oublie trop souvent qu'elle est aussi une manière de penser le monde, dans sa pérennité certes, mais en même temps dans son rapport à l'événement et au changement. Ce livre montre comment un texte sacré - l'Inaltérable par nature - peut être non seulement moyen d'accès à l'universalité, mais aussi à l'historicité, du simple fait que ce sont des hommes, inscrits dans la précarité du réel, qui ont la charge de sa transmission. Ici, dans l'Aurès, en Algérie, que ces hommes soient des montagnards pour la plupart d'entre eux, des éleveurs-paysans pourvus d'une langue propre très ancienne qui n'est pas celle du Qoran, ne peut que rendre le constat plus saisissant.A travers quatre « nouvelles », sortes de fictions nourries à la fois d'archives et d'enquêtes locales approfondies, l'auteur met en scène différents tableaux d'une évolution séculaire, à l'aide d'une démarche qui associe science des textes et interrogation sociologique.Dévoilant progressivement pourquoi la première moitié du XXe siècle est si importante pour comprendre l'Algérie contemporaine, et pèse si lourdement aujourd'hui, Fanny Colonna donne à lire autrement un passé proche, riche, mais encore opaque. Elle propose ainsi au présent d' « autres ancêtres », non plus « féroces », selon le mot de Kateb Yacine, mais artisans d'une culture où la religion était tout, et où à l'inverse d'aujourd'hui, elle avait le goût de la vie, car elle savait le sens du grotesque et l'art de la dérision.