Dix ans après sa disparition, Chantal Akerman reste plus que jamais notre contemporaine. Tandis que ses films et installationsfont l’objet de nombreuses rétrospectives et expositions, s'imposentégalement ce que ce numéro de Critique, coordonné par ValentinGleyze, propose de nommer les « écritures » de Chantal Akerman. L’Œuvre écrite et parlée de la cinéaste a été publiée récemmenten deux volumes, comptant près de 1 400 pages ; plusieurs de seslivres ont été réédités; sa personne elle-même est devenue le point dedépart d’œuvres de création littéraire. Cela est entendu, désormais:Chantal Akerman, «écrivain de cinéma», ainsi que la nommait NicoleWidart, entretenait un rapport étroit à la chose écrite, en lien avec saproduction filmique, mais aussi en tant que forme autonome.Valentin GLEYZE : « Tombeau pour Chantal Akerman »Elisabeth LEBOVICI : « Chantal Akerman, en pratiques »Johanna RENARD : « Les corporéités intimes de Chantal Akerman »Claire Star FINCH : « Akerman réinventée : fictions, biographies et stratégies oppositionnelles »Olivia ROSENTHAL : « Une mère et sa fille »*Déborah BUCCHI : « Le nouvel avenir de la religion ? L’enquête d’Émilie Hache »Samuel BIDAUD : « Le monde selon Durian Sukegawa »Marianne MASSIN : « Sidération amnésique, reconstructions photographiques »