Dans les pas de Said Nursi
Stress, anxiété, dépression : ces maux ne datent pas d’aujourd’hui. Said Nursi mettait déjà en garde contre les effets du matérialisme excessif et de la sécularisation à marche forcée de son pays, la Turquie. De 1926 à 1949, entre prison et exils, il rédige les Épîtres de Lumière : il y enseigne comment puiser dans l’islam des outils de résilience et de paix face aux épreuves de la vie. Si les auteurs de l’époque n’utilisaient pas encore le terme de santé mentale, c’est sous cet angle que Zuleyha Keskin analyse l’œuvre de Said Nursi.Selon elle, Nursi propose un chemin vers la paix intérieure particulièrement adapté aux réalités des croyants d’aujourd’hui, démontrant que la foi peut encore servir de bouée salvatrice à l’ère moderne. À la croisée de la théologie, de la spiritualité et de la psychologie, Zuleyha Keskin apporte une contribution originale à la littérature sur les penseurs musulmans, et plus largement au domaine des études islamiques, de la philosophie et de la réflexion sur le bien être.Said Nursi (1877-1960) est un exégète qui a apporté une contribution significative à la pensée islamique contemporaine à travers son œuvre majeure : la Risale i Nur. Les écrits de Nursi en font « certainement l’érudit le plus important et le plus influent à avoir émergé en Turquie au cours des cinq derniers siècles », marquant les esprits de sa génération et de celles à venir. Avec ses livres traduits dans plus de cinquante langues, l’influence de Nursi a transcendé la Turquie.