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Kant bipolaire

Clavier Paul
Date de parution 19/03/2026
EAN: 9782493117700
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
La Critique de la raison pure est un des monuments les plus célèbres de la philosophie. Qu’on partage ou non ses thèses, on s’incline avec révérence devant la statue de Kant. On célèbre l’homme des Lumières qui met fin aux luttes stériles du dogmatis... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
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ÉditeurELIOTT EDITIONS
Nombre de pages176
Langue du livreFrançais
AuteurClavier Paul
FormatBook
Type de produitLivre
Date de parution19/03/2026
Poids204 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)1,40 x 15,00 x 22,00 cm
Kemp Smith, lecteur de la Critique
La Critique de la raison pure est un des monuments les plus célèbres de la philosophie. Qu’on partage ou non ses thèses, on s’incline avec révérence devant la statue de Kant. On célèbre l’homme des Lumières qui met fin aux luttes stériles du dogmatisme et du scepticisme. Grâce à Kant, nous savons que nous ne connaissons pas les choses en soi, mais seulement les phénomènes. Qui oserait mettre en doute la rigueur et la cohérence du philosophe de Koenigsberg ? Pourtant, les premiers lecteurs de Kant ont mis à jour des contradictions fatales. Par suite, les commentateurs ont oscillé entre deux interprétations également étayées : l’idéalisme intégral (selon lequel nous n’avons affaire qu’à des représentations) ; le réalisme (dans lequel la justification de la connaissance repose en définitive sur un monde de choses en soi). Et si Kant n'était en définitive ni réaliste, ni idéaliste, mais seulement bipolaire ? C’est la voie ouverte en 1918 par Norman Kemp Smith, célèbre traducteur de la Critique en anglais, qui décèle chez Kant un conflit de tendances insoluble. L’ouvrage de Paul Clavier explore cette féconde bipolarité de la pensée kantienne, tiraillée entre une humeur idéaliste où le sujet fabrique de toutes pièces une nature soumise à des lois universelles et nécessaires, et une humeur réaliste où les conditions de la connaissance sont dictées par la structure matérielle du monde. On découvre alors un Kant rusé, astucieux, parfaitement conscient des impasses dans lesquels il s’est fourré…