« Malgré ses qualités littéraires et dramatiques, Proserpine est longtemps demeuré un texte invisibilisé. Ce n’est que récemment que la critique a commencé à redécouvrir l’importance de cette pièce dans l’ensemble de l’œuvre shelleyenne. […]Cette redécouverte apparaît aujourd’hui essentielle. Lire Proserpine, ce n’est pas seulement exhumer une curiosité littéraire ; c’est découvrir une oeuvre qui interroge avec une étonnante modernité les rapports entre pouvoir, genre, maternité et violence. À travers la voix des nymphes, la douleur de Cérès et le destin suspendu de Proserpine, Mary Shelley compose une méditation sur l’absence et sur la survivance des liens affectifs face à la perte.Loin d’être une œuvre mineure, Proserpine apparaît ainsi comme l’un des textes les plus sensibles et les plus singuliers de Mary Shelley : une réécriture du mythe antique où le romantisme se fait à la fois élégie du deuil, célébration du monde féminin et contestation discrète de l’ordre établi. »Extrait de la préface de Samantha Médeville et d’Alex Délusier.L’autrice de Frankenstein nous livre, dans cette pièce retrouvée, une puissante réécriture du mythe de Proserpine.