Les relations sont conflictuelles entre Salers et Aubrac. À tel point qu’en limite du Cantal et de l’Aveyron, une vache Salers refusait de brouter dans une parcelle sise en Aveyron. Ce qui obligea son propriétaire à acquérir une vache Aubrac qui, elle, en revanche, n’hésita pas à paître dans le Cantal dès que l’herbe se fit plus rare. S’en suivit une interminable querelle…– C’est moi la plus robuste !– C’est moi la plus rapide !– Non, c’est moi.– Non, c’est moi.– C’est moi la moins frileuse !– C’est moi la plus élégante !– Non, c’est moi.– Non, c’est moi.Ce qui de prés en prairies les conduisit à se quereller jusqu’au bout du monde. Cela, avant qu’elles ne comprennent qu’on découvre toujours meilleur que soi… et que, finalement, c’est bien chez soi qu’on est le mieux.