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Les indications pour le corps

Girard Mathilde
Date de parution 02/10/2023
EAN: 9782490385416
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Les indications pour le corps de Mathilde Girard est organisé et architecturé en chapitres, le changement des genres littéraires, des narrations, des énonciations le rend pourtant à la première lecture mystérieux, sans ligne directrice. Mathilde Gira... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurISABELLE SAUVAG
Nombre de pages80
Langue du livreFrançais
AuteurGirard Mathilde
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution02/10/2023
Poids109 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)0,50 x 14,00 x 20,00 cm
Les indications pour le corps de Mathilde Girard est organisé et architecturé en chapitres, le changement des genres littéraires, des narrations, des énonciations le rend pourtant à la première lecture mystérieux, sans ligne directrice. Mathilde Girard fait le pari décisif et expérimental qu’il est possible d’inventer un récit fragmenté, de tenir ensemble une composition d’éclats qui, par une mise en scène à chaque fois différente de la parole, offre la possibilité de dire une solidarité, une altérité commune.La narratrice nous prévient dès les premières pages : « Rien que je puisse approcher frontalement ni visuellement saisir ». Alors elle avance en développant des cercles concentriques qui s’inscrivent comme des allers et retours sans fin. Et souvent ce sont des impasses. Certains chapitres s’apparentent à une suite d’aphorismes, d’autres à des interpellations, certains à des dialogues, des listes de questions, ou la relation de rêves… parfois à des récits qui questionnent les mythes de Narcisse ou Médée ou des vies fracassées sur les aléas du quotidien ou de l’histoire, que ce soit la protection de l’enfance ou les horreurs de la guerre d’Algérie. S’appuyant sur la philosophie et la littérature, avec Samuel Beckett notamment elle tente aussi de dire la tragédie de l’homme sachant qu’il doit « continuer » même si « ça va finir », notant les effets du monde sur les corps, et comment les existences précaires doivent particulièrement s’en défendre. Car la question que pose Mathilde Girard dès le premier chapitre n’est effectivement pas « simple » : comment dire l’être quand il est abordé du côté du corps, comment le dire si sont associés « corps », « chaleur », « boue triturée », « sexe » et « insurrection » ? Comment le dire avec un langage qui fait diversion, tellement bardé de certitudes, sûr de sa « qualité » ? Contraintes et limites perdurent : « Le langage est une obligation » ; ou, dit autrement : « Je voudrais dire des choses simples mais je n’y arrive pas ».