Le désir, le plaisir et le déplaisir sont des phénomènes directement liés à l’art puisque celui-ci relève, entre autres, du domaine des émotions. Sont concernés à la fois artistes, toutes disciplines confondues, et le public auquel l’art s’adresse.Cet ouvrage rassemble 25 textes issus de deux colloques sur l’art, l’un portant sur le « désir », l’autre sur le « (dé)plaisir ».Qu’est-ce qui pousse l’artiste à créer ? Si le réel et la vie de l’artiste nourrissent son œuvre, on peut imaginer que ses désirs comme ses manques, ses joies et ses peines soient présents dans ce qu’il exprime, de manière visible ou discrète. L’œuvre porte la trace des émotions du créateur, de ses intentions, de ses aspirations. Le public de son côté n’est pas dépourvu de désir. Celui-ci n’est pas identique pour tous. Certains désirent que l’œuvre réponde à leurs attentes, c’est-à-dire à leurs goûts, tandis que d’autres attendent des œuvres qu’elles les surprennent, les bouleversent, les étonnent, provoquent un choc.Le plaisir et le déplaisir, réunis ici en un seul terme (dé)plaisir, pour signifier leur lien, sont indissociables du processus créateur comme de la réception de l’œuvre. Le (dé)plaisir est un sentiment double qui exprime bien l’état dans lequel le créateur oscille, confronté à l’inattendu, à l’imprévu, à l’accident qui peuvent venir contrarier ses intentions. Le (dé)plaisir est également ce que le public éprouve, dans toute la complexité de la réception. Car, si ce qui compte pour certains c’est le plaisir que procure l’œuvre, pour d’autres ce qui importe c’est ce qu’elle suscite (en termes de satisfaction ou d’épreuve), qu’elle nous questionne, nous amène à penser, éventuellement à réagir.