À Salem, des femmes sont retrouvées mortes, vidées de leur essence vitale. Toutes portent les noms des sorcières du célèbre procès de 1692. Pour les enquêteurs Daniel Francoeur et Chloé Lambert, cette coïncidence macabre ne peut être le fruit du hasard. Daniel, hanté par son enfance dans cette ville maudite et l'absence mystérieuse de son père, soupçonne des forces occultes. Son intuition est justifiée lorsque Chloé découvre ses propres origines : elle descend d'une lignée de sorcières, liée au procès historique. Sa sœur de sang, Élisabeth, lui révèle cette vérité troublante à travers un miroir prophétique qui annonce sa mort prochaine, à moins qu'elle n'accepte son héritage. Note de l’éditeur : Un roman hors norme, à la limite du fantastique, néanmoins structuré autour d’une enquête. Aux États-Unis, dans un endroit où le terreau sectaire est largement fertilisé par la bigoterie, un mouvement satanique sévit. Le lecteur sera happé par l’intrigue et traversera une frontière où la part du réel et de l’autosuggestion s’amalgamera. C'est la force de ce roman. C’est aussi, mais sur un autre plan, le modus operandi des gourous et de leurs séides : faire perdre pied aux cibles séant à leurs desseins. De tout temps, des croyances ont circulé sur ces sociétés secrètes. Messes noires, sacrifices humains, doctrines hermétiques. La commission parlementaire sur les sectes a répertorié peu de courants liés au satanisme en France. Quelques groupes marginaux pratiquent les huit Sabbats. Certains, comme la Wicca luciférienne de Jack Coutela et Diane Luciféra, se servaient des cérémonies pour organiser et filmer des orgies et les diffuser via la société Défi de Perpignan. On les a retrouvés « suicidés » à leur domicile en 1995. En revanche, ces mouvements sont implantés aux États-Unis. L’Église de Satan fondée par Anton LaVey en 1966 et le temple satanique de Salem créé par Lucien Greaves et Malcolm Jarry, cette dernière comptant plus de cent mille adeptes. Grégoire Debussy a documenté les aspects techniques de son roman grâce aux écrits du docteur Dominique Camus, ethnologue, anthropologue et historien de la sorcellerie et de ses rites en milieu rural et urbain.