Correspondance Gustave Fayet - André Suarès 1923-1925
À l’automne 1923, le collectionneur et artiste Gustave Fayet(1865-1925) trouve enfin l’occasion de rencontrer AndréSuarès (1868-1948), l’écrivain qu’il lit avec dévotion depuisdix-sept ans. C’est le début d’une amitié aussi fulgurante quebrève, puisque la mort de Fayet y met un terme deux ans plustard.Leur correspondance fait apparaître deux visages biendifférents : d’un côté, « l’Abbé », l’ancien maître de Fontfroide,mécène et coloriste inspiré, homme de projets et d’action ; del’autre, « le Condottière », écrivain reclus et ombrageux, pourqui l’amitié ne se donne qu’une fois, mais alors sans retour.De projets de livres illustrés en voyages mi-vécus, mi-rêvés àMajorque et en Vénétie, ces lettres inédites, qu’accompagnentdes essais et des documents, dessinent le portrait croisé dedeux hommes que tout semblait opposer, mais dont une mêmepassion pour l’art et un même amour de la vie ont fait d’admirables frères de création.