L'urgence de réviser nos valeurs
Dans nos sociétés industrialisées, " Dieu est mort ", autrement dit, le nom, en résonance avec le sentiment du sacré, qui reconnaît la valeur intrinsèque des êtres et des choses, a cédé la place à l'être humain érigé en souverain maître dévoré par le démon de la puissance illimitée.La perte de Dieu a ses racines dans l'alliance de la foi chrétienne avec la philosophie grecque, qu'elle réduit à l'état de servante de la théologie. Cette alliance aboutit au Dieu des philosophes des Temps Modernes, qui, en fin de compte, se ramène à l'être humain, seul et souverain maître. Comment renouer avec le sacré ? Comment ne pas perdre espoir et lutter pour nous situer comme enfants de la Terre, solidaires les uns des autres et de tout ce qui vit sur notre planète bleue ?