" D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vu mon père écrire. Et quand je dis écrire, j'entends beaucoup écrire. "Derrière son indispensable machine à écrire, au cliquetis métallique si caractéristique, André Collet ne se contentait pas de rédiger des bulletins scolaires. Il donnait aussi à lire ses lettres ouvertes, ses éditos, ses billets d'humeur et autres courriers destinés aux journalistes, fort qu'il était de ses convictions. Maire, directeur d'école et surtout militant, il rédigeait quantité de textes pour lutter contre le nucléaire naissant, le militarisme et l'injustice sociale.Grâce à une correspondance oubliée, son fils aîné retrace le parcours d'un " révolté tranquille ", de la grande époque des rassemblements du Larzac jusqu'à la fin de sa vie. À travers la biographie et l'hommage se dessine une réflexion intimiste sur la paternité. Les idéaux et les convictions sont aussi un héritage précieux.