Colorimétrie du cerveau
Les malaises font passer par toutes les couleurs, découvrez les mécanismes neurologiques à l'oeuvre "Voir 36 chandelles", "tomber dans les pommes", "tourner de l'oeil", autant d'expressions imagées car il est difficile de décrire les malaises. On se sent fébrile, on peut avoir du mal à parler, à bouger, à penser. Alors que se passe-t-il dans le cerveau ? Laurent Vercueil explique les origines des malaises (syncope, infonfort, pâmoison, étourdissement), mais aussi sociaux et psychologiques (situation choquante, malvenue). Ce dernier point est encore peu mis en avant dans la société et l'auteur insiste sur le fait que ce qui heurte moralement a un impact sur l'intégrité corporelle. Au travers de chapitres thématiques, le neuroscientifique développe chaque malaise en lien avec une couleur : blanc (malaise vagal), noir (absence), rouge (congestion, honte), bleu (manque d'oxygène, peur), vert (vertige, nausée), gris (paralysie), arc-en-ciel (sortie de soi, transe). Par exemple, le malaise vagal tire son nom du nerf vague, le plus long de l'organisme, qui couvre de nombreux organes. C'est lui qui indique notre état, par exemple le fait d'avoir mal au ventre. Il conduit à l'insula, une zone dans le cerveau qui régule les émotions. Si la déshydratation et des températures élevées favorisent le malaise vagal, il faut un contexte émotionnel pour le déclencher (comme du stress).L'auteur s'appuie sur des exemples pris dans la bande dessinée et la littérature pour illustrer ce qui parfois ne présente pas de symptôme physique clair.