Le poème n'est pas séparable de la voix : il n'est pas un narratif, comme le roman, mais un appel à la complicité du lecteur, un moyen de rendre vivante une expérience à travers le corps. On trouvera dans ces poèmes, qui renouent avec une oralité immémoriale, cette trame musicale fondamentale, ce toucher vibratoire, cette érotique de la parole. Il faut chanter le poème, disait Senghor.Jacqueline De Clercq est diplômée de la faculté des Lettres de l'Université Libre de Bruxelles. Elle a réalisé des travaux dans les domaines de la sociologie de l'art, des pratiques culturelles et de l'enseignement. Très attachée à sa ville natale, Bruxelles, elle lui dédie sa première publication, La Demeure des aulnes, un ensemble de nouvelles poétiques. Sans compter ses essais, elle a publié à ce jour une quinzaine de titres de prose et de poésie.