Que signifie faire son deuil ? Certaines traces laissées par nos disparus sont-elles indélébiles ? Dans ce récit de l'intime, entre réflexions fragmentaires et méditation, Virginie Devillers se livre à une anatomie de la perte de sa mère, nourrie par la littérature, la philosophie, la psychanalyse et la photographie. À partir du travail de l'artiste japonaise Ishiushi Miyako, au travers des traces laissées par sa mère - des objets, des photographies, des histoires - nous devinons la fille qu'elle a été, et la femme qu'elle est devenue, forgée par le deuil. Un texte beau et dense, profondément original. Un écrin, un mémorial. Pour, enfin, oser dire au revoir à l'autrice de ses jours.Virginie Devillers est historienne de l'art. Longtemps éditrice de la revue Ah! de l'Université libre de Bruxelles qu'elle a coanimée avec le philosophe Jacques Sojcher, elle est actuellement professeure dans plusieurs écoles supérieures des arts à Bruxelles.