Dans la lignée de Borges et Pessoa, Jean-Benoît Puech bâtit une œuvre aussi étrange que captivante. Il aime les masques et les doubles, les simulacres et les labyrinthes. Son recours subtil aux pseudonymes (Benjamin Jordane surtout, mais aussi Yves Savigny ou Clément Coupèges) et à l’invention de multiples « alter ego » est un des charmes d’un ensemble qui se développe depuis près d’un demi-siècle.Dans La Part du faux, grand entretien avec l’universitaire allemand Jochn Mecke, il se livre de manière plus directe que d’habitude, mais tout aussi malicieuse et brillante. Il évoque sa trajectoire d’écrivain, des récits de La Bibliothèque d’un amateur (Gallimard, 1979) au roman Le Dernier des Jordane (P.O.L., 2024), dévoilant les ressorts secrets de son travail d’auteur et sa passion pour la littérature.Jean-Benoît Puech est l’auteur d’une œuvre singulière construite autour d’un écrivain imaginaire, Benjamin Jordane, dont il présente et commente les œuvres et la vie. Les livres que signe Jean-Benoît Puech offrent tous de subtiles variations sur les mystères de la création littéraire et les frontières incertaines entre la réalité et la fiction.Professeur à l’université de Regensburg (Allemagne), directeur du Centre de Recherches Hispanique et codirecteur du Center for International and Transnational Area Studies, Jochen Mecke a consacré de nombreux travaux à la littérature française moderne et postmoderne.