Ce qui tisse les fils de ces récits disparates et les renforce, ce n'est pas une intrigue dramatique traditionnelle ni un héros unique, mais une question fondamentale qui résonne à travers tous les temps et tous les lieux que le roman traverse : « Qu'est-ce qui rend la paix réellement possible ? ». Le livre ne propose pas de réponse facile ou réconfortante ; la paix ici n'est pas un traité scellé par la signature des politiciens, ni un état inné auquel les humains retournent lorsqu'ils sont laissés à leur nature, ni non plus le fruit exclusif de la science, de la religion ou de la philosophie à elles seules. La paix, telle que le roman la dépeint, est une lutte quotidienne et un travail acharné, qui émane du point le plus profond de la conscience humaine ; ce point où l'on se retrouve face à soi-même, pour décider : verra-t-on dans l'autre un miroir reflétant ses peurs et ses menaces, ou un partenaire portant la moitié manquante de sa vérité ?