Le christianisme face à la confusion des
Jamais les textes n’ont autant circulé ; jamais l’homme n’a semblé aussi incapable d’écouter. Partant de ce paradoxe, l’ouvrage interroge l’expression « religions du Livre », devenue une évidence trompeuse. Il établit d’abord la primauté biblique de la Parole : Dieu parle avant d’écrire, Israël écoute avant de lire, et le Verbe se fait chair avant tout texte. Il examine ensuite comment le judaïsme rabbinique, le christianisme et l’islam articulent différemment Révélation et Écriture, puis comment la sola scriptura, l’orientalisme et la modernité numérique ont diffusé un textualisme appauvrissant. Contre le fétichisme de la lettre et le fondamentalisme, l’auteur rappelle, avec les Pères, les mystiques et le concile Vatican II, que l’Écriture demeure seconde par rapport à l’événement du Christ et vivante dans la Tradition. Un plaidoyer lucide pour un dialogue interreligieux fondé non sur l’effacement des différences, mais sur leur reconnaissance.